Bonjour,
Il y a un article sur Urbinfos qui traite des risques juridiques en cas d'infraction et des possibilités de recours :
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http://www.urbinfos.com/droit-obligatio ... infractionAprès, dans la pratique, tout dépend de l'ampleur de l'infraction :
est-ce que le non-respect des règles d'implantation se mesure en mètres ou en centimètres, est-ce que les surfaces réellement construites sont-elles supérieures à 5% de la surface déclarée, etc ...
Dans le pire des cas :Le demandeur en infraction peut recevoir un P.V. qui aboutira à une mise en demeure de mise en conformité par rapport aux règles d'urbanisme, ou alors à la démolition (lorsque par exemple, l'abri de jardin ne respecte pas certains critères esthétiques). La Mairie peut en parallèle lancer des procédures contentieuses.
Il faudra alors, si le jugement le requiert, rembourser les taxes d'urbanisme non-payées à la date de l'édification de l'abri de jardin, ainsi que le supplément d'impôt locaux.
Enfin, toujours selon le bon vouloir du jugement, le demandeur en infraction peut payer une amende proportionnelle aux surfaces bâties.
Dans le moins pire des cas :Il suffit de déplacer l'abri de jardin conformément aux règles d'urbanisme, puis de déposer une nouvelle demande de déclaration préalable. Attention, si elle est refusée, il faudra démonter l'abri de jardin.
Dans tous les cas :En pratique, rares sont les demandeurs en infraction à faire l'objet d'une sanction, car les procédures contentieuses en urbanisme sont particulièrement gourmandes en temps et en argent pour les Mairies, surtout pour un abri de jardin. Personnellement, j'ai déjà vu des infractions particulièrement lourdes, sans que la Mairie n'engage de procédure. A l'inverse, les Mairies cherchent toujours une solution amiable, il en va de leur intérêt.
D'autre part, c'est généralement les voisins qui dénoncent les constructions frauduleuses. Pour un service instructeur de taille moyenne, c'est en général 4 courriers ou coups de téléphone par semaine. C'est donc une bonne chose lorsque les copropriétaires aient donné leur accord (bien que l'instruction se fait toujours au regard du droit public, jamais par rapport au droit privé).
Dans l'idéal, le meilleur choix reste tout de même de décaler l'abri de jardin. Le problème n'est pas tant au niveau de la Mairie ou de l'urbanisme, mais plutôt en cas de revente (une construction frauduleuse peut très clairement provoquer l'annulation d'une vente, il est même du devoir du notaire de s'assurer qu'il n'existe pas de vices dans ce genre ^^).