En fait, c'est l'article L 111-30 du code de la construction qui dispose que "Toute personne physique ou morale qui, agissant en qualité de propriétaire de l'ouvrage, de vendeur ou de mandataire du propriétaire de l'ouvrage, fait réaliser des travaux de construction, doit souscrire avant l'ouverture du chantier, pour son compte ou pour celui des propriétaires successifs, une assurance garantissant, en dehors de toute recherche des responsabilités, le paiement de la totalité des travaux de réparation des dommages de la nature de ceux dont sont responsables les constructeurs au sens de l'article 1792-1, les fabricants et importateurs ou le contrôleur technique sur le fondement de l'article 1792 du code civil." (voir ici =>
http://www.legifrance.com/affichCode.do ... e=20110808).
L'article 1792-1 du code civil : "Tout constructeur d'un ouvrage est responsable de plein droit, envers le maître ou l'acquéreur de l'ouvrage, des dommages, même résultant d'un vice du sol, qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou qui, l'affectant dans l'un de ses éléments constitutifs ou l'un de ses éléments d'équipement, le rendent impropre à sa destination.
Une telle responsabilité n'a point lieu si le constructeur prouve que les dommages proviennent d'une cause étrangère." (voir ici =>
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCod ... e=20110825)
Un constructeur au sens du code de la construction correspond globalement à toutes les personnes impliquées de près ou de loin à l’exécution des travaux, dont la SCI. Le fait qu'elle passe par un prestataire ne la dispense pas de souscrire à une telle assurance, et ne la dédouane pas de ses responsabilités dans la vente du bien. Là on touche un peu aux droits des obligations, mais il y'a peut-être vice qui peut entacher de la nullité de la vent et pourquoi pas ouvrir droit à des dédommagements (après, c'est au Juge civil de trancher évidemment, il peut au contraire parfaitement vous donner tort).
Ce sont les articles 1641 et suivants du code civil qui traitent justement de la garantie des défauts de la chose vendue (voir ici =>
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCod ... e=20110825)
Concernant les références différentes des déclarations, c'est en effet un peu étrange. Je me trompe sûrement, mais il se peut qu'ils aient déclaré les travaux en plusieurs tranches de sorte à éviter le recours à l'architecte. Ou peut-être, bêtise suprême, pour éviter de passer par un permis de construire (ce qui constitue LE non-sens total). Ou plus simplement, parce qu'ils ne savaient pas qu'il était possible de tout déclarer en une seule. Dernière hypothèse : ils ont gonflé le bâtiment au fur et à mesure des accord de la mairie.
En cas de réhabilitation, à ma connaissance en tout cas, rien n'est prévu par les textes niveau fondation, dès lors qu'il s'agisse d'une déclaration préalable de travaux. Si c'est pour un permis de construire, alors l'étude de sol est obligatoire que pour les constructions édifiées en zone exposée à des risques naturels.
Ensuite, il existe des normes techniques, mais elles ne s'appliquent très généralement que pour la construction d'un bâtiment neuf. Le législateur laisse la responsabilité de l’exécution des travaux aux personnes qui y sont impliqués. Il n'intervient que sur certaines de ces normes techniques, généralement environnementales, mais clairement la consistance d'un bâtiment est laissé aux privés sur leur responsabilité.
Niveau ressources en réhabilitation, je n'en connais pas personnellement (mon truc c'est plutôt l'aspect juridique). En revanche, il y'a le forum construire qui est super intéressant sur l'aspect technique :
http://www.forumconstruire.com/construireBonne lecture de ce message ^^