Bonjour,
Sur le droit de visite, très honnêtement je ne sais pas vraiment comment ça se passe sur la forme.
Je me souviens d'avoir travaillé sur un dossier où la personne a été prévenue avant la visite de l'agent instructeur. Après, je ne sais pas si cette pratique est universelle.
En tout cas, par rapport à l'article L.461-1, le droit de visite peut s'effectuer à tout moment pendant 3 ans après l'achèvement des travaux (
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCod ... odeArticle).
L'administration a en revanche bien 3 mois pour contester la conformité des travaux.
En parallèle, le droit de retrait ne s'applique pas pour une déclaration préalable (source :
http://www.extranet.nouveaupermisdecons ... a1288.html et L.423-5 du code de l'urbanisme
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCod ... e=20111018)
Concernant les sanctions, elles sont notamment codifiées à l'article L.480-4 du code de l'urbanisme (=>
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCod ... e=20111018°.
Dans la mesure où il n'y a pas de surfaces construites, vous devriez échapper à l'amende s'il y'a infraction.
- concernant les préconisations, ont-elles légalement un sens ?
Bonne question de droit ! Attention, ce qui va suivre est assez ardu.
Alors,
à mon sens j'insiste, tout dépend de la forme :
- si ce ne sont que des paroles, non, il n'y a aucune valeur juridique à cela. Tout au pire, on vous aura donné un bon ou mauvais conseil, mais ça s'arrête là. Dans l'absolu, ces paroles n'engagent que vous.
- en revanche : je sais qu'il arrive que les instructeurs profitent de la notification de pièces manquantes pour y préciser si des éléments sont en contradiction avec le plan local d'urbanisme.
Ce n'est pas forcément le rôle de la notification de pièces manquantes, mais clairement il s'agit d'un service rendu aux usagers.
Cela étant, quand la notification présente ce genre d'informations, elles sont toujours motivées : les articles du PLU sont cités.
Quant à savoir si les "préconisations" d'une notification pour pièce manquante ont une valeur juridique, c'est le grand mystère.
Je ne pense pas, mais là-dessus seul le Juge administratif peut se prononcer, chose qui a ma connaissance n'a jamais été effectué.
Ce qui est sûr, c'est que les
prescriptions formulées dans un arrêté ont une valeur juridique (elles sont codifiées à l'article L.424-3 du code de l'urbanisme =>
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCod ... e=20111018).
Mais vu que vous bénéficiez d'un accord tacite, il n'y a techniquement pas de prescriptions possibles : la décision est tacitement favorable.
- étant donné ma situation géographique, le délai de visite est de 3 mois. Ai-je intérêt à jouer la montre ?
Sauf omission, je n'ai pas trouvé de source indiquant que le droit de visite est de 3 mois après l'achèvement des travaux.
Le droit de retrait est bien de 3 mois cependant.
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Plus généralement :
Le Juge administratif a tout a fait l'autorité pour retirer une déclaration préalable illégale, quand bien même l'introduction de l'article L.423-5 du code de l'urbanisme, qui vise tout particulièrement les élus.
A foritori, la saisine du Juge par la mairie s'effectue dans les 3 mois, c'est peut-être ce que vous vouliez dire par délai de visite. Auquel cas vous pouvez en effet faire le mort
Cela étant, si la mairie veut effectuer un recours, très honnêtement il y'a tout une foule de manière pour y parvenir, délai de 3 mois ou non.
Bon courage, en espérant que l'instructeur sera bienveillant, c'est plus fréquent que l'on puisse penser ^^